Allumer la lumière en bas de l’escalier et l’éteindre en haut, sans revenir sur ses pas : c’est tout l’intérêt du va-et-vient. Ce montage, présent dans presque tous les logements, est simple dans son principe mais source d’erreurs fréquentes. Nos électriciens RGE à Paris vous l’expliquent.
Définition du va-et-vient
Un va-et-vient est un montage qui permet de commander un même point lumineux depuis deux endroits différents. Il utilise deux interrupteurs spécifiques, eux aussi appelés va-et-vient, qui possèdent trois bornes au lieu de deux : une borne commune et deux bornes de sortie.
Comment fonctionne un va-et-vient ?
La phase arrive sur la borne commune du premier interrupteur. Deux fils, appelés navettes, relient les bornes de sortie du premier interrupteur à celles du second. La borne commune du second interrupteur part vers le luminaire. Selon la position de chaque interrupteur, le courant trouve ou non un chemin continu à travers l’une des navettes : chaque basculement inverse donc l’état de la lumière.
Et pour plus de deux points de commande ?
Pour trois points ou plus, on peut insérer un ou plusieurs permutateurs entre les deux va-et-vient. Mais au-delà de trois points, nous privilégions le télérupteur avec boutons-poussoirs : le câblage est plus simple et l’ajout d’un point de commande ne demande qu’un poussoir supplémentaire.
Les erreurs fréquentes
- Inverser une navette et la borne commune : la lumière ne fonctionne que dans certaines combinaisons ;
- Couper le neutre au lieu de la phase : le luminaire reste sous tension même éteint, ce qui est dangereux lors d’un changement d’ampoule ;
- Remplacer un va-et-vient par un interrupteur simple : l’un des deux points de commande ne fonctionne plus.
FAQ — Questions fréquentes
Comment reconnaître un interrupteur va-et-vient ? Au dos, il possède trois bornes. Un interrupteur simple n’en a que deux, même si les deux modèles se ressemblent en façade.
Peut-on rendre un va-et-vient connecté ? Oui, avec des interrupteurs connectés compatibles ou des micromodules domotiques. Le câblage existant doit parfois être adapté, notamment pour disposer d’un neutre.
Le va-et-vient est-il obligatoire ? La norme impose une commande à l’entrée des pièces ; un va-et-vient est vivement conseillé pour les pièces à deux accès et les escaliers.
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